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Les chiffres clés

5000

mères bénéficient de l’éducation sanitaire et nutritionnelle

1500

enfants de 5 à 15 ans bénéficient d’une assurance et d’une surveillance sanitaire

Prévenir et soigner les maladies des enfants des quartiers pauvres de Ouagadougou

Burkina Faso

Contexte

A Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, le tiers des habitants vit dans des zones d’habitat informel, appelées « zones non loties ». Ces quartiers ont grandi à une vitesse exponentielle. Les populations les plus pauvres se concentrent dans ces extensions « spontanées » de la ville, non desservies par les services publics de base (eau, assainissement, transports…) 60% des habitants sont considérés en situation d’insécurité alimentaire élevée, et beaucoup ont énormément de mal à accéder aux services de santé.

Les enfants de ces quartiers sont particulièrement exposés aux maladies. Souvent prises en charge trop tardivement, elles maintiennent les familles dans le cercle vicieux de la pauvreté (dépenses importantes non anticipées, incapacité à travailler…) Pourtant, détectées rapidement, la plupart des maladies contractées par les jeunes enfants (diarrhées, paludisme, infections respiratoires) sont simples à prévenir ou à soigner à un coût abordable. Cause ou facteur aggravant des maladies infectieuses, la malnutrition a un impact majeur sur les capacités de développement physique et psychique des enfants.

Actions

Djantoli s’est associé à plusieurs acteurs locaux (associations communautaires, structures de santé primaire) pour développer un projet qui améliore la détection et la prise en charge rapide des maladies des enfants dans les zones non loties de Ouagadougou. Le projet comporte 3 volets.

1. L’éducation sanitaire et nutritionnelle des mères
pour prévenir les maladies des jeunes enfants

Les Agents de Médiation Sanitaire (AMS) de Djantoli, recrutés parmi les femmes de la communauté, et des associations locales sont formés aux pratiques familiales essentielles, au développement et à la nutrition de l’enfant, aux techniques d’animation participative.

Les AMS organisent des sessions éducatives pour des petits groupes de 10 à 15 mères sur les pratiques d’hygiène, la constitution d’un repas équilibré à moindre coût…

Lors des visites à domicile, les AMS observent les pratiques, les conditions de vie et proposent des conseils personnalisés.

40 mères particulièrement vulnérables ont bénéficié d’un accompagnement renforcé sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, à travers des sessions d’échanges approfondis. Après avoir suivi un pilote de cette méthode, 70 % des 20 mamans accompagnées ont adopté de nouvelles pratiques nutritionnelles.

2. La surveillance et la protection sociale  pour prévenir les urgences

4 centres de santé primaires et 2 pharmacies partenaires proposent le service Djantoli pour les 0-15 ans. Il coûte moins d’1€/mois/personne et comprend :

  • les visites bimensuelles d’une AMS au domicile des abonnés pour surveiller la santé des enfants : pesée, évolution de la nutrition, suivi des symptômes via le « carnet de santé connecté » de l’AMS sur téléphone portable.
  • Assurance santé : réduction de 80 % des frais de traitement dans les structures de soins partenaires.

3. Le renforcement de l’offre de soins pour garantir un meilleur suivi
des enfants malnutris

Le suivi et la prise en charge des enfants malnutris sont améliorés par la bonne coordination des acteurs (centres de santé, centre de réhabilitation nutritionnelle, agents médiateurs de santé) et l’utilisation du « carnet de santé connecté ».

Les structures et associations partenaires sont formées, dotées en équipements et en intrants nutritionnels pour renforcer la prise en charge de la malnutrition.

 

Le Fondation a soutenu ce programme en 2017 pour un montant de 15 000 €.