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Les chiffres clés

152

enfants hébergés dans le centre d’accueil en 2019,
dont 68 ont moins de 10 ans

257 €

par enfant et par an :
frais de fonctionnement du centre d’accueil

100 %

de réussite au certificat d’études primaires des 18 élèves (14 garçons et 4 filles) de CM2, en juin 2018.

Accueillir les enfants vulnérables de Ndali

Bénin UNCLE

Malgré un contexte politique stable, le Bénin doit faire face à de nombreuses difficultés économiques, sanitaires et de maltraitance infantile.

Depuis 2001, l’évêque de Ndali, Martin Adjou, a lancé plusieurs projets dans cette commune de près de 114 000 habitants, située à 400 km au nord de Cotonou :

  • un centre de soins hôpital,
  • un centre d’accueil pour des enfants en grande difficulté et l’école Sainte-Marie d’Ouénou : des enfants dits « sorciers » (condamnés à mort par la coutume), des orphelins et des enfants des rues sont hébergés dans le centre d’accueil.
    • Il comprend une école, des dortoirs, un réfectoire, une cuisine, une salle polyvalente (études, culture, spectacles) et des terrains de sport.
    • Six personnes s’occupent en permanence des enfants, en plus des professeurs.
    • Le primaire est dispensé sur place et les enfants plus âgés se rendent au collège de la commune d’Ouénou ; l’école primaire accueille également une cinquantaine d’enfants habitant des villages voisins.
    • Des champs de cultures, un élevage de volailles et une lapinerie complètent l’ensemble pour faciliter l’autonomie alimentaire du centre d’accueil.

Le centre d’accueil des enfants des rues de Ndali

L’objectif du centre d’accueil est d’offrir aux enfants une ambiance de famille où ils peuvent construire ou reconstruire leurs vies d’enfants en bénéficiant d’un environnement serein qui leur permet de manger, se soigner, avoir un toit, se distraire et se former.

Actions

Le porteur du projet en France est l’association Uncle.

En 2014, la Fondation a soutenu pour la première fois le centre d’accueil des enfants par l’achat de denrées alimentaires, de médicaments, de matériel paramédical et de produits d’hygiène, ainsi que d’un minibus pour transporter les enfants en dehors du centre.

Les années suivantes, la Fondation a participé à la construction de nouveaux dortoirs pour accueillir les enfants dans de bonnes conditions. Puis il a fallu équiper la cuisine, construire salles de bains et toilettes pour les filles, électrifier l’orphelinat (financement de la fondation EDF).

La Fondation finance une partie des frais de fonctionnement du centre : frais de santé, alimentation, rémunérations des enseignants et encadrants, entretien des logements, habillement.

Les enfants se sentent bien dans leur nouveau réfectoire !

En 2018, le soutien de la Fondation a été dédié à la remise à neuf de la cuisine, qui avait été dévastée par un incendie ; le réfectoire, initialement prévu pour 40 enfants et également abîmé par l’incendie, a été reconstruit et agrandi. De nouveaux matériels de cuisine et de table ont remplacé les anciens, trop usagés et peu hygiéniques.

En 2019, la Fondation a notamment financé la création d’un élevage de tilapias : le tilapia est un poisson d’eau douce résistant, dont l’élevage est relativement simple. Il est une excellente source de protéines. 4 bassins en bordure du lac de la ferme ont été construits pour la reproduction et la maturation des alevins. Les tilapias ont été ensuite introduits dans le lac, se nourrissant des alluvions et compléments alimentaires spécifiques pour leur croissance. Ils sont consommables après 4 à 6 mois.

La Fondation a également financé l’inscription de 20 enfants à l’état civil : de nombreux enfants dans le centre d’accueil, et en Afrique en général, n’ont pas de papiers d’état civil, ce qui peut les empêcher de passer des examens, d’avoir accès au système de santé et, plus tard, de voter. Les procédures sont longues. 60 nouveaux enfants seront inscrits en 2020.

Les enfants n’ayant pas leurs propres livres scolaires, ils utilisent celui mis à disposition par le professeur et tentent de faire des photocopies. Des livres neufs et individuels leur permettent de travailler plus efficacement : 193 manuels et dictionnaires ont été achetés en 2019.