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Enfants d'Asie

La vie à l’orphelinat de PreahVihear au Cambodge

Situé au nord du Cambodge, dans une région très pauvre, l’orphelinat de PreahVihear est pris en charge par la Fondation Cécile Barbier de La Serre depuis 2009.


Une organisation participative et familiale


Le village accueille 120 orphelins hébergés dans 9 maisons non mixtes, réparties autour d’un grand espace vert.

Chaque maison se compose au rez-de-chaussée d’une cuisine et salle à manger ; à l’étage, d'une grande chambre où les enfants dorment dans des hamacs ou sur des matelas à même le sol. 

A la tête de chaque foyer, une « maman nourrice », que les enfants appellent « Mummy », s’occupe de l'entretien, des repas, des tâches agricoles, mais aussi et surtout des enfants. A l'arrivée dans le village, il est nécessaire de passer par le bureau du directeur pour remplir le registre de présence. Considéré comme la figure paternelle du centre, il est surnommé « Daddy ».


Dans ce centre, tout le monde participe : les enfants, petits et grands aident aux tâches ménagères et aux travaux agricoles.

Dans les jardins attenant aux maisons, ils cultivent des légumes et des fruits : bananes, mangues, canne à sucre, sur les conseils des mamans nourrices.

Le centre possède également une petite porcherie qui contient une dizaine de bêtes.

L’éducation au premier plan


Durant la journée, les 120 enfants sont scolarisés à l’école publique de PreahVihear.

De retour au village, ils bénéficient d'une bibliothèque ouverte tous les jours.

Ils peuvent y lire, dessiner ou jouer, en fonction de leurs envies.


Une salle de classe est aussi ouverte pour leur permettre d'étudier quand ils le souhaitent.

Ils y suivent également des cours d’anglais tous les soirs et d’informatique une fois par semaine.

Enfin, 10 ordinateurs sont mis à leur disposition pour faciliter l'apprentissage individuel.

Les jeunes prennent à cœur leurs études. Tous espèrent accéder à la meilleure situation professionnelle possible.

Et les loisirs alors ?


Comme tous les enfants ont besoin de s’amuser, l’orphelinat dispose d'un terrain de football, que les adolescents utilisent très souvent, et d'un kiosque dans lequel les plus petits peuvent jouer à l'abri de la pluie.

Les plus grands se rendent aux cours de danse traditionnelle. Ils sont motivés et participent à diverses représentations dans le centre ou à l'extérieur.

La musique tient une place importante dans la vie de ces jeunes, très friands de karaoké.
    
 

Le centre de PreahVihear est très agréable à vivre, il y règne une atmosphère conviviale et tout le monde s’y entend bien. Les enfants y sont heureux et leurs relations sont proches de celles d'une vraie famille.


Un jeune de l’orphelinat témoigne :

« Je m’appelle PHAL Sokunthea, j’ai 17 ans et je suis en classe 12.

Quand je suis né, je vivais bien avec mes parents parce que mon père travaillait. Malheureusement, il est décédé à mes 6 ans et c’est là que nos difficultés ont commencé. Nous avons quitté notre village natal pour vivre dans la ville de PreahVihear, afin que ma mère trouve un emploi. Elle tressait des écharpes et les vendait mais c’était toujours difficile pour elle de gagner assez d’argent.

Quand en 2004 l’Etat a ouvert ce centre pour les enfants défavorisés, ma mère m’a confié au foyer pour que je vive dans de meilleures conditions et que je mange à ma faim.

Quand Enfants d’Asie, avec l’aide de la Fondation Cécile Barbier de La Serre, a commencé à soutenir le centre, notre vie s’est vraiment améliorée.

Il y a eu d’abord la construction de petites maisons dans lesquelles nous vivons comme une famille, avec une maman nourrice. Et puis, pour chaque maison, nous avons planté des légumes, des arbres fruitiers et des fleurs. L’alimentation est bonne. Nous avons même des outils pour faire le potager !

En plus, il y a toutes sortes d’activités : des cours d’anglais, d’informatique, une bibliothèque. Nous apprenons aussi les danses traditionnelles khmères et nous faisons du sport. On joue au football et au volley ball. Il y a même une équipe de football féminine !

Chaque matin, nous allons à l’école tous ensemble. Nous sommes très heureux dans le centre. Nous faisons des efforts à l’école, même si c’est difficile, pour avoir un bon travail plus tard. Merci beaucoup pour tout votre soutien qui nous aide aujourd’hui et dans notre vie future. »