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Les chiffres clés

20 %

de recul de mortalité dans la zone du programme

50 000

 personnes : population visée par les actions de sensibilisation et communication en 2017

800

familles utilisatrices, soit 20 % des familles ciblées, améliorent leur assainissement grâce à la construction de 500 latrines.

Réduire la mortalité infantile dans les communes rurales de Farafangana

Madagascar Inter Aide

Contexte

Le district rural de Farafangana, sur la côte sud-est de Madagascar est parmi les plus pauvres et densément peuplé du pays (100 hab./km² pour une population totale de 500 000 habitants). 90 % de la population vit d’une agriculture de subsistance. Le taux d’accès à l’eau potable est inférieur à 10 % et l’assainissement est inexistant. L’accessibilité aux centres de soins est très dégradée.

Ces conditions accentuent l’appauvrissement et favorisent le développement des endémies. 70 % des cas de fièvre chez l’enfant sont liés au paludisme, comme le montrent les résultats des tests diagnostiques pratiqués par les agents de santé. La mortalité des enfants de moins de 5 ans est très élevée : entre 250 et 300 ‰ (pour une moyenne nationale de 55 ‰).

Objectifs du programme

Lancé en 2009 par Inter Aide, il a pour ambition de réduire significativement la mortalité infanto-juvénile des populations rurales des communes ciblées en intervenant sur 3  axes :

  • réduire l’exposition aux risques par des mesures préventives contre le paludisme, les maladies hydriques et les infections respiratoires aiguës : moustiquaires imprégnées, latrines familiales. Ces mesures agissent sur 80 % des décès infantiles dans les zones rurales.
  • améliorer l’accès aux soins grâce à la médiation d’agents de santé villageois (ASV) : la formation des mères de jeunes enfants permet l’accès précoce aux traitements ;
  • poursuivre l’expérimentation de dispositifs pour pérenniser l’approvisionnement en médicaments des agents de santé villageois par l’intermédiaire des centres de santé.

Les bénéficiaires sont l’ensemble des familles vivant dans les communes rurales ciblées. Dans chaque commune, l’action est intensive et limitée dans le temps (6 mois), ce qui permet de couvrir 2 à 3 communes supplémentaires chaque année, dont certaines sont immenses.

Actions

En 2017, les actions suivantes ont été, entre autres, menées :

  • sensibiliser les mères aux pathologies dominantes par des animations ludiques et participatives à large audience pour couvrir rapidement les zones ciblées. 3 animations ont été testées : la prévention des diarrhées, du paludisme et un plaidoyer pour encourager les villageois à consulter rapidement le centre de santé en cas de maladie infantile.
  • Utiliser des médias de diffusion de masse (séries radiphoniques, chansons…) dans les zones déjà couvertes par l’action pour réactiver les connaissances et comportements préconisés. L’information doit être polymorphe et répétitive pour contrecarrer l’effet du taux d’illettrisme le plus élevé du pays et, ainsi, faire évoluer les pratiques.
  • Former des agents de santé villageois à l’usage des traitements essentiels. 40 à 50 nouveaux ASV sont formés à cette mission en support aux 350 déjà formés.
  • Établir un lien durable entre les ASV et les centres de santé pour assurer la continuité de l’approvisionnement en médicaments… 

Ce programme est soutenu depuis 2009 par la Fondation, qui lui a octroyé 25 000 € en 2017.