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Les chiffres clés

14

Centres de nutrition accueillent

915

enfants jusqu’à 5 ans

5

nouveaux Centres à ouvrir pour répondre aux besoins

14 Centres de nutrition en Haïti

Haïti Association Fraternité Universelle (AFU)

Ce projet est à l’origine de la création de la Fondation Cécile Barbier
de La Serre : Françoise et René de La Serre s’y sont fortement impliqués dès 2001, après avoir rencontré Frère Francklin. Cette expérience a beaucoup compté dans leur décision de créer leur structure philanthropique.

Il en a inspiré les principes essentiels :

  • il concerne des enfants de moins de 5 ans, vivant dans les zones les plus déshérités d’Haïti, pays de langue française parmi les plus pauvres du monde ;
  • il répond à leurs besoins les plus élémentaires : nutrition, santé, éveil et scolarisation ;
  • il est géré par des Haïtiens, les Petites Sœurs de l’Incarnation, avec l’active participation des parents. Une association française, l’AFU (Association Fraternité Universelle) suit le bon déroulement de ces projets.

Nourrir, accueillir et former

La malnutrition est un problème majeur de santé publique en Haïti : plus de 40 % des décès avant l’âge de 5 ans sont liés à la malnutrition. Face à ce constat, la Congrégation des Petits Frères et des Petites Sœurs de l’Incarnation (PFI/PSI) a ouvert des centres de nutrition,  principalement sur le Plateau Central. Fournir deux repas par jour aux enfants bénéficie à leur stabilité psychique pour une meilleure santé et de meilleures performances intellectuelles.

Le premier centre de nutrition infantile s’est ouvert en 1986 dans une hutte à même la terre pour une vingtaine d’enfantsLes années suivantes, neuf installations semblables ont été réalisées pour accueillir 500 enfants. En 2002, il a été décidé de leur substituer des constructions en dur bâties sur des dalles avec des couvertures de tôle puis d’en augmenter progressivement le nombre.

En 2018, 14 centres sur le Plateau Central accueillent près de 1000 enfants de 6 mois à 5 ans. Il faut y ajouter 2 crèchesà Jacmel, dans le sud-est du pays, et à Petite Place Cazeau, dans la banlieue de la capitale Port-au-Prince, dont la gestion est assurée par les 2 écoles attenantes. Les familles qui accompagnent les enfants peuvent, indirectement, bénéficier des repas fournis par le centre.

Autour des responsables des centres de nutrition, Petites Sœurs de l’Incarnation, 64 moniteurs et monitrices encadrent les enfants et animent les centres. Les équipes comprennent aussi des agents logistiques, du personnel de cuisine et d’entretien, des auxiliaires de santé, des infirmiers, des travailleurs sociaux capables d’apprécier l’évolution des enfants.

Accueillis entre 8 à 12 h, 4 jours par semaine, les enfants bénéficient de 2 repas chauds et riches par jour. Entre les 2 repas, chaque centre apporte aussi

  • des soins de santé : lavage des mains, contrôle du poids et psychomoteur, clinique mobile…
  • des formations à l’intention des parents des plus jeunes,
  • la préscolarisation des enfants de 3 à 5 ans.

L’accès aux centres est gratuit mais une participation des parents est requise pour les responsabiliser : apport de bois, d’eau, respect des consignes générales liées à la santé de leurs enfants.

En 2017, le budget des 14 centres du Plateau central s’est élevé à 130 500 € : 1/3 pour l’alimentation, 1/3 pour les salaires, le solde pour assurer le suivi médical des enfants, plus quelques frais de formation, d’entretien et de transport.

La Fondation a octroyé 78 000 € à l’AFU en 2017 : 40 000 € sur ses fonds propres et 38 000 € de dons.

Entre 2005 et 2017, le soutien à l’AFU représente  22,6 % du total des financements octroyés par la Fondation.

La malnutrition recule et la qualité de vie des enfants s’améliore

Les centres de nutrition visent à renforcer et faciliter une meilleure approche familiale, en nourrissant les enfants et leurs familles, et à réduire
d’au moins 50 % la prévalence de la malnutrition sévère des enfants eux-mêmes. La création de potager derrière chaque centre a permis de diminuer sensiblement le coût de la nourriture.

Le bilan montre l’amélioration de la qualité de vie des enfants et la réduction de la malnutrition (plus de 65 % des cas traités). Avec le recul des années, les jeunes ayant reçu cette aide obtiennent de meilleurs résultats scolaires par la suite. Certains sont devenus médecins ou ingénieurs ou, bien sûr, agriculteurs.

Perspectives et projets d’avenir

  • s’ouvrir à de nouvelles localités qui demandent des centres de nutrition,
  • renforcer les activités d’élevage, améliorer la production des jardins,
  • réparer ou réaménager les centres qui en ont besoin, acquérir de nouveaux matériels,
  • acquérir des chaises et tables utiles pour les activités d’éveil avec les petits.

Frère Francklin et les Petites Sœurs souhaiteraient ouvrir 5 nouveaux centres pour répondre à des demandes d’aide pressantes et très amplement justifiées. Chaque centre représente un investissement de 16 000 €.

Tout don effectué à la Fondation à destination des centres de nutrition est bienvenu !